Après avoir liquidé le statut des cheminots, le gouvernement Macron-Philippe entend en finir avec celui des fonctionnaires. L\’arrêter impose de l\’affronter !

Le Bureau de la section FSU-BnF réuni le 03 avril 2019 a pris connaissance du projet de “loi de transformation de la Fonction publique » et considère qu\’il s\’agit d\’une attaque sans précédent contre la fonction publique, les fonctionnaires et les services publics et les syndicats .

Avec ce projet de loi FP le gouvernement veut à la fois donner tout pouvoir à la hiérarchie concernant nos carrières et généraliser les recrutements de contractuels.

Pour ce faire, il liquide les prérogatives des élus du personnel en CAP, en particulier leur contrôle des promotions et mutations.

Il généralise le salaire au mérite autrement dit à la performance, instaurant la mise en concurrence des agents et même des services avec les primes collectives.

Il permet la généralisation du recours aux contractuels, y compris sur des postes de direction, en multipliant les dérogations au recrutement au statut.

Il créé en particulier un nouveau CDD dit « contrat de projet » qui pourra être rompu à tout moment avec une durée maximum de 6 ans.

Il instaure une procédure de rupture conventionnelle pour les agents en CDI qui pourra être « expérimentée » pendant 5 ans pour les fonctionnaires. C’est ici le moyen de pousser les personnels à quitter la Fonction publique au moment où 1200000 postes doivent être supprimés et des missions externalisées ou abandonnées.

Le projet de de loi de transformation de la fonction publique n’est ni amendable, ni négociable. Il doit être retiré. Il en va de l’avenir du maintien des services publics, de nos garanties statutaires et de nos emplois.

Seule la mobilisation des personnels dans l’unité permettra de faire reculer le gouvernement !

Pour mener ce combat de manière efficace, la responsabilité des directions nationales des syndicats de la fonction publique est décisive. En effet, à l’offensive gouvernementale contre l’ensemble des fonctionnaires et leur statut, il faut opposer une riposte au niveau de toute la Fonction publique.

C\’est pourquoi la section FSU-BnF décide de s’adresser à la direction nationale de la FSU pour lui demander :

– de se prononcer pour le retrait pur et simple du projet de loi et donc de refuser toute concertation dans ce cadre .

– de s’adresser aux autres fédérations de fonctionnaires pour qu\’elles fassent de même.

Une telle prise de position enverrait le signal aux fonctionnaires que l’heure n’est pas au dialogue social avec le gouvernement sur le terrain de ses contre-réformes mais à l’affrontement avec lui. Cet affrontement ne peut pas reposer sur la tactique des journées d’action isolées et décentralisées, comme ce fut le cas en 2003, 2010, 2016 et 2017 pour autant de défaites à la clé.

La responsabilité des fédérations de fonctionnaires et des syndicats nationaux est au contraire de dresser de manière centralisée la force des millions de fonctionnaires contre le gouvernement et son projet de loi en s\’engageant immédiatement dans la préparation d\’une manifestation massive de toute la Fonction publique à l\’Assemblée Nationale à l\’ouverture de la discussion parlementaire sur ce projet de loi pour tenter d’obtenir son retrait

Au cas où une telle manifestation ne suffirait pas à faire plier le gouvernement, il n’y aurait pas d’autre recours que la grève jusqu’au retrait du projet de loi. C’est ce que la direction de la FSU mais aussi celles des autres fédérations de fonctionnaires ont la responsabilité de préparer.

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