La motion suivante a recueilli la majorité des voix de la CA du SNCS-FSU (vendredi 25 janvier 2019) :
« Pour le retrait du projet de loi contre le droit de manifester, Contre la répression policière,
Manifestation à l’Assemblée nationale pour empêcher le vote du projet de loi
La CA du SNCS-FSU se prononce pour l\’arrêt immédiat de la répression policière et des poursuites engagées contre les manifestants.
Le gouvernement entend profiter de la situation pour soumettre à l\’Assemblée nationale, le 29 janvier, un projet de loi dite \ »anti casseurs\ », attaque en règle contre le droit de manifestation.
La CA du SNCS-FSU se prononce pour le retrait pur et simple de ce projet de loi.
Elle s’adresse à la direction de la FSU pour qu’elle organise avec l\’ensemble des organisations syndicales et celles attachées à la défense des libertés démocratiques, une manifestation à l\’Assemblée nationale, le 29 janvier, pour le retrait de ce projet de loi. »
[10 voix Pour, 9 Contre et 4 abstentions]
Malgré ce résultat, le secrétaire général de notre syndicat a refusé que le SNCS fasse sienne cette position. Il a justifié sa décision par le fait que la motion n’avait qu’une majorité relative et non pas la majorité absolue.
Pour lui, le SNCS doit s’en tenir à la position de la motion \ »action\ » du CDFN de la FSU réuni le 23 janvier: \ »La FSU dénonce, dans un cadre unitaire initié par la LDH, le projet de loi «anti-casseurs» en cours qui porterait atteinte à la liberté de manifester pourtant garantie constitutionnellement. La FSU demande une commission d’enquête parlementaire sur les violences policières exercées lors de ces manifestations \ ».
Le soir même, la FSU était amenée à amender sa position dans un communiqué commun avec la LDH et la CGT demandant \ » le retrait de cette proposition de loi\ ».
Cependant, face à un gouvernement qui, fidèle à son habitude, veut frapper vite et fort pour l\’empêcher de déployer son arsenal répressif et lui faire ravaler son projet de loi qui vise à interdire toutes manifestations contre son déluge d\’attaques contre la population laborieuse et la jeunesse, il faut le combattre.
N\’est-ce pas la responsabilité des directions de nos syndicats d\’organiser un réel combat pour exiger le retrait de ce projet de loi liberticide ?
N\’est-ce pas leur responsabilité d\’appeler à une grande manifestation unitaire, là où cette loi doit être adoptée et au moment où elle sera discutée : à l’Assemblée Nationale?
Tant qu\’il est encore temps, faisons remonter cette exigence auprès des directions de nos syndicats.
Lors de cette CA, Front Unique a aussi soumis ces 2 autres motions :
Pour le retrait pur et simple du projet de loi de démolition de la fonction publique
Le gouvernement est bien déterminé à faire aboutir sa contre-réforme de la Fonction publique.
Il veut :
– Attaquer le statut de la fonction publique dans toutes ses dimensions ;
– Substituer les recrutements sous contrat à ceux sous statut ;
– instaurer le salaire au « mérite » ;
– liquider de fait les Commissions Paritaires ;
– Accroître le pouvoir des supérieurs hiérarchiques ;
– Pousser les agents à quitter la fonction publique à travers des réorganisations et des suppressions de services avec un objectif de 120 000 suppressions de postes.
C’est donc une attaque historique que le gouvernement veut porter contre le statut des fonctionnaires mais aussi contre les organisations syndicales.
Le CA du SNCS-FSU exige le retrait pur et simple de ce projet de « réforme ».
Elle s’adresse à la direction de la FSU
– pour qu’elle cesse immédiatement toute participation aux concertations qui préparent son adoption ;
– pour qu’elle prenne l’initiative d’organiser avec les autres fédérations syndicales de fonctionnaires une puissante manifestation des fonctionnaires à l’Assemblée nationale, au moment de l’examen de la loi, pour son retrait.
Pour : 7 ; Contre : 13 ; Abs : 2
Non à la hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers !
Boycott de la concertation de Vidal qui a pour objectif de faire entériner cette hausse
Le gouvernement a décidé d’augmenter, de manière exponentielle, les frais d’inscription l’université d’abord pour les étudiants étrangers hors UE. Cette mesure scandaleuse fait partie d’un plan cyniquement appelé « Bienvenue en France ». La ministre de l’Enseignement supérieur organise une concertation sur ce plan pour faire entériner cette hausse.
La CA du SNCS est fermement décidé à combattre jusqu’au pour le retrait de cette mesure c’est pourquoi elle se prononce contre la participation à cette concertation
Elle appelle toutes les organisations syndicales de l’ESR à ne pas y participer.
Pour : 6 ; Contre : 11 ; Abs : 6
